13 mars 2009
Tu disais
Tu disais
Tu disais : « mon cœur est une tour de Babel, tant de souffles y demeurent »
Tu disais encore : « je tiens la vie au creux de ma main et n’ose pas l’attraper »
Et encore : « rien ne vaut le sourire d’une fleur si ce n’est la caresse d’un papillon »
Tu disais, tu disais tant de choses
Ton cœur avait le sourire d’une fleur
Et nulle main ne su le saisir pour le garder
Il faut laisser vivre une fleur et sécher ses larmes dans le sillon
Tu disais : « il y a tant de métamorphoses »
Tu disais : « mon cœur est une tour rebelle, tant de souffle y vivent et meurent »
Tu disais encore : « je tiens la vie au creux de mes lendemain, qui pourrai bien l’attraper »
Et encore : « rien ne vaut que de rire de ses peurs si ce n’est la caresse des saisons »
Tu disais, tu disais tant et tant de choses…
Hugo
Genève
Mars 2009
10 mars 2009
J'accuse
J’accuse
J’accuse
Le désert dérisoire des désirs assommés
J’accuse
L’étang des instants hésitants, abîmés
J’accuse
Les rives rêvées des rivières enfiévrées
J’accuse
Les sermons semés et les cernes enivrées
J’accuse, j’accuse
Pourtant, j’ouvre mon âme au ciel
A toutes ces ruses
A tous ces espoirs matriciels…
Hugo
Genève
Mars 2009
06 mars 2009
On est toujours
On est toujours
On est toujours l’indien, un cowboy de bazar
Chien perdu sans collier, sans un os à ronger
Dans ces océans d’amour et ces lits de hasard
Dans ces sables émouvants, dans ces bras à songer
On brûle toujours ses ailes à des soupirs, des voix
A des « je t’aime » étales, des plaisirs illusoires
Des sermons de sable qui coulent entre les doigts
Des sermons déraison dans des ciels dérisoires
On jure pour toujours sur ses larmes séchées
Que cette fois-ci, c’est la dernière des dernières
La fin de la saison des amours amers arrachées
Aux souffles des passions des déserts de pierres
On crache toujours sur ces étoiles crachées
Dans les marais profonds du cœur et de l’âme
Mais on garde le flambeau tel un secret caché
Quand les mots se taisent, on embrasse la flamme
Puis on arpente la scène pour sortir côté cour
Quand surgit du jardin une exhalaison diaphane
Une image de hasard qui rend le souffle court
Et attise les passions quand d’autres se fanent
Alors, on dit « toujours » quand on pensait « jamais »
On abandonne le port pour rêver ses envies
Et on oublie ses larmes et le chiendent qui germait
Et on apprend l’espoir, et on s’éprend de la vie…
Hugo
Genève
Mars 2009
