LES DELIRES D'HUGO

Mes délires et ceux de mes amis: mes clips fait "à la main" et mes images cuisinées à l'ordi, mes peintures, mes textes et poésies, mes bruits et musiques. En résumé: de la création. Tous les commentaires sont bienvenus. Any comments are welcome.

13 mars 2009

Tu disais

Tu disais

 

Tu disais : « mon cœur est une tour de Babel, tant de souffles y demeurent »

Tu disais encore : « je tiens la vie au creux de ma main et n’ose pas l’attraper »

Et encore : « rien ne vaut le sourire d’une fleur si ce n’est la caresse d’un papillon »

Tu disais, tu disais tant de choses

 

Ton cœur avait le sourire d’une fleur

Et nulle main ne su le saisir pour le garder

Il faut laisser vivre une fleur et sécher ses larmes dans le sillon

Tu disais : « il y a tant de métamorphoses »

 

Tu disais : « mon cœur est une tour rebelle, tant de souffle y vivent et meurent »

Tu disais encore : « je tiens la vie au creux de mes lendemain, qui pourrai bien l’attraper »

Et encore : « rien ne vaut que de rire de ses peurs si ce n’est la caresse des saisons »

Tu disais, tu disais tant et tant de choses…

 

Hugo

Genève

Mars 2009

Posté par 78 Hugo à 23:21 - Délire de mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


10 mars 2009

J'accuse

J’accuse

 

J’accuse

Le désert dérisoire des désirs assommés

J’accuse

L’étang des instants hésitants, abîmés

J’accuse

Les rives rêvées des rivières enfiévrées

J’accuse

Les sermons semés et les cernes enivrées

J’accuse, j’accuse

Pourtant, j’ouvre mon âme au ciel

A toutes ces ruses

A tous ces espoirs matriciels…

 

Hugo

Genève

Mars 2009

Posté par 78 Hugo à 22:46 - Délire de mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2009

On est toujours

On est toujours

 

On est toujours l’indien, un cowboy de bazar

Chien perdu sans collier, sans un os à ronger

Dans ces océans d’amour et ces lits de hasard

Dans ces sables émouvants, dans ces bras à songer

 

On brûle toujours ses ailes à des soupirs, des voix

A des « je t’aime » étales, des plaisirs illusoires

Des sermons de sable qui coulent entre les doigts

Des sermons déraison dans des ciels dérisoires

 

On jure pour toujours sur ses larmes séchées

Que cette fois-ci, c’est la dernière des dernières

La fin de la saison des amours amers arrachées

Aux souffles des passions des déserts de pierres

 

On crache toujours sur ces étoiles crachées

Dans les marais profonds du cœur et de l’âme

Mais on garde le flambeau tel un secret caché

Quand les mots se taisent, on embrasse la flamme

 

Puis on arpente la scène pour sortir côté cour

Quand surgit du jardin une exhalaison diaphane

Une image de hasard qui rend le souffle court

Et attise les passions quand d’autres se fanent

 

Alors, on dit « toujours » quand on  pensait « jamais »

On abandonne le port pour rêver ses envies

Et on oublie ses larmes et le chiendent qui germait

Et on apprend l’espoir, et on s’éprend de la vie…

 

Hugo

Genève

Mars 2009

Posté par 78 Hugo à 14:50 - Délire de mots - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1